de ma fenêtre



En ces temps de bravoure
j’ai passé mes instants à m’user dans la réfléchissance
de mes maints propos
de mes mille et mille sornettes
de mes sacs et besaces trop lourdes pour voyager alerte et léger.



J’ai trop emporté, j’ai trop pris du savoir et des paperasses dans la grande ville.

J’ai usé mes fesses et la rampe de mes pieds dans des livres et des papiers de presse. Entortillant les libraires dans mes recherches pour un p’tit bout d’texte, une belle page, un bon format, une orange bien nette, sur le dessin sans bavure ni de gras – une belle page bien nette ! où d’un coup d’œil j’entends me lire la voix d’un honnête…
s’t’homme qu’a écrit à l’imprimeur c’t’es mots que je pèse et repèse pour m’assurer d’leur bonne substance, des fois qu’y’aurai une erreur !